Réglementation et sécurité : un cadre clair pour une protection active maîtrisée

1er février 2026
Les gaz irritants intégrés au dispositif Hares© sont des solutions de sûreté des biens, conçues pour protéger des locaux professionnels, des commerces, des entrepôts ou des habitations face à une intrusion avérée. Ils interviennent en complément d’une architecture de sûreté et uniquement dans des scénarios définis à l’avance.

Leur finalité est claire : interrompre une intrusion confirmée, sans contact physique, en provoquant une gêne immédiate et temporaire qui rend impossible le maintien de l’intrus dans la zone protégée. Leur usage repose sur un cadre réglementé, une activation maîtrisée et le respect de bonnes pratiques d’exploitation, afin de garantir une réponse proportionnée et responsable.

A retenir

  • Hares© est un dispositif de sûreté des biens, intégré à une architecture de protection anti-intrusion.
  • Il s’agit d’une solution de protection active, utilisée uniquement dans des scénarios définis et maîtrisés.
  • Son usage repose sur des principes de finalité claire, activation encadrée et proportionnalité.
  • La conformité dépend à la fois du dispositif et des conditions d’installation, d’exploitation et de gouvernance du site.
  • Information générale : cette page ne constitue pas un avis juridique et doit être appréciée au regard de votre contexte.

Cadre juridique et conditions d’activation

Nature et périmètre du dispositif Hares©

Ce que Hares© n’est pas

  • Ce que Hares© est

    demi-cercle

    Cadre réglementaire et conditions d’usage

    Hares© peut être déployé en autonomie ou intégré à une architecture de sûreté. Il peut fonctionner selon deux logiques complémentaires :
    Activation liée à un événement d’alarme / scénario défini (logique d’intégration)
    Déclenchement à distance par l’utilisateur après alerte (ex. vérification via images/vidéo lorsqu’elles existent), pour renforcer la maîtrise de la décision

    Repères juridiques (France)

    Repère juridiqueDescriptionTexte de loi
    Classement des générateurs lacrymogènes (≤ 100 ml)Le Code de la sécurité intérieure décrit notamment les générateurs d’aérosols lacrymogènes / incapacitants d’une capacité ≤ 100 ml au sein de la catégorie D (avec exceptions si classés autrement par arrêté).Code de la sécurité intérieure, art. R.311-2, IV (catégorie D), b)
    Port et transport (repère “catégorie D”)Pour mémoire, le port/transport hors domicile d’une arme de catégorie D (ex. bombe lacrymogène) est interdit sans motif légitime.Code de la sécurité intérieure, art. R.315-1, 3°
    Légitime défense : un cadre de référence utileLa légitime défense est encadrée par des critères cumulatifs, notamment la nécessité de la riposte, son caractère immédiat face à une atteinte injustifiée, et la proportionnalité des moyens employés.Code pénal, art. 122-5
    Présomption de légitime défenseLa loi établit une présomption de légitime défense lorsque l’acte est accompli pour repousser, de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité, ou pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.Code pénal, art. 122-6

    Responsabilité : ce qui sécurise concrètement l’usage

    Plutôt que de promettre “zéro risque”, Ademar pose un cadre simple et vérifiable :
    Principe de responsabilitéDescription et implications concrètes
    1. Finalité claireProtéger des biens et perturber une intrusion, sans logique de sanction ni volonté de blesser.
    2. Périmètre maîtriséHares© complète une alarme (détection/alerte + protection active). Il ne remplace pas une stratégie de sûreté globale ni les mesures organisationnelles du site.
    3. Maîtrise de l’activation– En scénario d’alarme : déclenchement encadré par la configuration.
    – En déclenchement à distance : décision prise après alerte, avec vérification lorsque c’est possible (images/vidéo) et selon vos règles internes.
    4. Déploiement sécuriséMise en place conforme à la documentation, mise en service et tests en environnement sécurisé, puis consignes d’usage et de maintenance, que l’installation soit réalisée par un professionnel ou en autonomie.
    5. Gouvernance d’usageDéfinition des personnes habilitées, consignes d’exploitation, et revue périodique des règles si vous déployez sur plusieurs sites.
    6. ProportionnalitéContenance maîtrisée, périmètre d’usage défini, discours factuel et sans sur-promesse.
    7. DissuasionSignalétique recommandée, utile pour prévenir et limiter les tentatives.

    Bonnes pratiques d’installation

    Pour passer du cadre juridique à la réalité terrain, voici les bonnes pratiques à suivre pour un déploiement maîtrisé, que l’installation soit réalisée en autonomie ou intégrée à une architecture existante.

    Dispositif (caractéristiques et périmètre)
    Contenance maîtrisée (50 ou 75 ml en fonction de la surface à sécuriser) et usage conforme à la finalité de protection des biens.
    Périmètre d’usage défini (site/zone, scénario d’activation)
    Dimensionnement précis avec la documentation fournie
    Mise en place (autonomie ou intégration)
    Installation autonome possible, en respectant la notice et les règles de mise en service
    En cas d’intégration à une alarme / architecture existante : configuration et scénarios définis, interopérabilité vérifiée en amont
    Pour les environnements complexes, l’intervention d’un professionnel est recommandée.
    Mise en service & tests
    Mise en service réalisée conformément à la documentation
    Tests en environnement sécurisé et validation du fonctionnement
    Explication de l’usage (consignes, bonnes pratiques, cadre d’exploitation)
    Exploitation
    Définition de règles internes : qui peut déclencher (si déclenchement à distance), dans quel cadre, avec vérification lorsque possible
    Maintenance et contrôle périodique selon notice d’exploitation
    Traçabilité organisationnelle recommandée en multi-sites (collectivités / réseaux)
    Information et prévention
    Signalétique dissuasive fortement recommandée
    Assurance : information / cohérence contractuelle selon votre contexte

    Questions fréquentes

    Hares© est-il une “arme” ?

    La réglementation classe certains dispositifs (dont des générateurs lacrymogènes ≤ 100 ml) en catégorie D. Dans le cadre Ademar, le dispositif est présenté comme une brique de sécurité des biens, intégrée à une architecture et exploitée selon des règles claires (pas une logique de défense individuelle portée).

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